Domaine : Aménagement faunique
Région : Mauricie
Année : 2016
Client : MTMDET

Élaboration et évaluation de divers scénarios pour la mise en place de clôtures et de passages à cervidés

Fréquenté par l’orignal (Alces alces) et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), le tronçon de l’autoroute 40 situé entre Champlain et Trois-Rivières est reconnu pour son risque élevé de collisions avec des cervidés. Afin de régler cette problématique et d’améliorer le bilan de la sécurité routière, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) souhaite mettre en place des mesures correctives. À la suite d’une étude d’opportunité, l’aménagement de clôtures et de passages sécuritaires à cervidés a été retenu. Le Groupe DDM a décrit la faisabilité technique de ce projet en analysant les contraintes environnementales et techniques, en élaborant des scénarios possibles, en estimant les quantités nécessaires et finalement en proposant des recommandations. 

Les scénarios proposés incluaient l’aménagement de clôtures anticervidés, la pose de sorties d’urgence pour la grande faune (portes battantes pour les orignaux et sautoirs pour les cerfs), l’installation de passages anticervidés et de portes permettant aux humains de circuler de part et d’autre des zones clôturées, la modification de certains ponceaux afin qu’ils puissent être utilisés comme passages inférieurs par la grande faune, le réaménagement de certaines zones d’éclairage et l’installation de panneaux de signalisation saisonniers. Quatre scénarios, chacun présentant des variantes, ont été proposés, décrits et commentés. Un de ces scénarios a été recommandé comme étant le plus efficace pour réduire le nombre de collisions dans la zone d’étude. Selon ce scénario, la pose d’un peu plus de 31 km de clôture permettrait d’encadrer un secteur où 94 % des collisions impliquant un orignal et 82 % de celles touchant le cerf ont eu lieu de 2004 à 2012. De plus, les aménagements complémentaires proposés (passages inférieurs, gestion des effets de bout, etc.) permettraient de réduire l’effet de fragmentation des habitats.