Domaine : Évaluation environnementale
Région : Bas-Saint-Laurent
Année : 2015
Client : SPAC

Évaluation des effets environnementaux de la réhabilitation de l’île de la Providence

Environnement Canada (EC), propriétaire de l’ile de la Providence, qui fait partie de l’archipel de Kamouraska, située au Bas-Saint-Laurent, souhaitait en restaurer un secteur occupé par d’anciens bâtiments et diverses structures. Pour réaliser ce projet et respecter les exigences réglementaires, EC a mandaté Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) qui s’est adjoint les services du Groupe DDM pour procéder à une étude d’évaluation des effets environnementaux. 

La zone à l’étude abrite une faune et une flore représentative des iles de Kamouraska. Située presque entièrement en milieu perturbé, elle occupe une prairie ouverte principalement composée de rosier rugueux, de gadelier glanduleux et de groseillier hérissé. Une peupleraie, constituée majoritairement de peuplier faux-tremble et de sapin baumier, est également présente dans la partie sud de la zone. Les travaux ont ponctuellement empiété sur une partie du rivage de l’ile. Ce milieu présente une flore typique des rivages de l’estuaire du Saint-Laurent (salicorne maritime, gesse maritime, etc.). Deux occurrences d’espèces floristiques ayant un statut particulier, dont l’habitat est associé aux milieux humides, ont été relevées dans un rayon de 8 km autour de la zone d’étude. Par ailleurs, aucune espèce faunique ayant un statut légal n’a été répertoriée, ni au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, ni au Registre public des espèces en péril. Une visite au terrain a permis de confirmer l’absence d’espèces à statut particulier. En ce qui concerne les caractéristiques physiques du milieu, les analyses chimiques des sols de quelques échantillons montraient des concentrations en plomb, en cuivre ou en zinc supérieures aux recommandations du Conseil canadien des ministres de l'environnement pour les terres agricoles. Ces informations ont été considérées lors de l’analyse des effets sur l’environnement. 

Le projet visait à réduire les effets sur le milieu naturel, notamment en considérant les risques de migration des métaux lourds par ruissellement, phénomène qui pourrait entrainer la bioaccumulation de ces éléments dans l’écosystème. L’analyse des effets environnementaux a démontré que le projet aura des répercussions négatives généralement faibles ou très faibles sur l’ensemble des composantes à l’étude. En vertu de Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et compte tenu de la mise en œuvre des mesures d’atténuation énoncées dans l’analyse, ce projet n’était pas susceptible d’entrainer des effets environnementaux négatifs importants. Par conséquent, il a pu être entériné par les autorités responsables.