Domaine : Étude de retombées économiques
Région : Canada
Année : 2016
Client : RNC, Génome Québec, Université Laval

Analyse des retombées économiques de la génomique forestière

La recherche fondamentale apporte son lot de questions et de défis. Au cours des dernières décennies, plusieurs avancées dans l’étude du matériel génétique des plantes ont permis aux chercheurs de développer des solutions novatrices. Afin d’orienter le plus efficacement possible les sommes investies en recherche, il faut connaitre les bénéfices attendus de chaque scénario envisageable. Dans cette optique, Ressources naturelles Canada (RNC), Génome Québec et l’Université Laval se sont tournés vers le Groupe DDM pour évaluer les retombées économiques actuelles et potentielles de la génomique forestière au Canada. 

L’objectif poursuivi consistait à développer un argumentaire à l’échelle nationale présentant l’ampleur des retombées de la recherche en génomique forestière. Le mandat s’avérait ambitieux compte tenu de l’étendue des retombées possibles, de l’aspect temporel (court, moyen et long terme) et du cadre encore très hypothétique de certaines avancées. En effet, les chercheurs et autres experts œuvrant dans ce secteur de recherche depuis plusieurs années n’avaient, jusque-là, que peu d’informations quant à la valeur économique associée à leurs découvertes. 

Après avoir bâti un cadre d’analyse rigoureux et effectué une revue de littérature exhaustive permettant de faire le point sur les données disponibles et sur les évaluations économiques déjà réalisées, le Groupe DDM a rencontré plusieurs experts en génomique forestière. Ces rencontres avaient pour buts de définir leur vision quant aux retombées potentielles et de valider la compréhension de certains enjeux plus spécifiques. Sur la base de l’analyse réalisée, l’ensemble des bénéfices associés à la génomique forestière se chiffrait entre 1,2 et 2,5 G$ annuellement, soit 6 à 12 % du PIB de l’industrie forestière canadienne. Considérant l’ampleur et la récurrence des retombées positives, le rapport conclut qu’il semble impératif pour le Canada de poursuivre, voire d’accélérer, ses investissements dans ce secteur de recherche.